MARATHON DE MADRID 2018 Rock’n Roll Series

Un Marathon Rock’n Roll ?

Pour la promesse musicale on repassera mais pour le parcours… « Rock’n Roll » c’est L’EXPRESSION parfaite pour décrire ce parcours au dénivelé qui s’assume dès les premiers mètres  de ce 42,195km.

Le RDV pour l’accès au SAS donne le « LA » devant le HARD ROCK CAFÉ de Madrid, plaza Colón.

Note qui ne tient qu’à moi : dommage là encore que pour l’occasion le fabuleux café n’ouvre pas ses portes aux coureurs pour le café de départ… Bon mais ça c’était une idée que j’aurais eu moi si j’avais été organisatrice, et pour le Hard Rock Café qui commence à avoir une image vieillissante, ça aurait été un coup de com juste énorme ! But… Anyway !

La « Salida » est lancée dans les temps et on s’élance tous, les joggeurs du semi et du marathon, ensemble. L’ambiance est là, comme le soleil. Il fait chaud et les joggeurs espagnols parlent fort, aucun doute, nous sommes bien en Espagne #ILoveSpain

La dotation de départ :

Agréablement surpise par la qualité et les design du sac et du tee-shirt, dotation habituelle du coureur  sur les marathons, celle-ci est vraiment de qualité. Là 10/10 !

Jolie suprise avec ce bracelet destiné à ranger vos clefs pendant vos courses à pied !

Le parcours :

640m de dénivelé positif sans aucun répit puisqu’on commence dès les premiers mètres à « grimper » ! Chaque pente positive semble épuisante et nous laisse à chaque fois un goût de « je ne pourrais jamais finir » et puis la pente négative qui suit nous relance, on récupère, on y croit de nouveau et c’est cet enchaînement salvateur qui permet d’aller finalement jusqu’à la « Meta » de ce Marathon.

Pour le paysage ce Marathon est éblouissant pour les yeux !

Madrid est une capitale d’État qui abrite la plupart des institutions politiques du pays, dont le Palais royal, le siège du gouvernement et le Parlement mais aussi de nombreuses institutions, dont l’Organisation mondiale du tourisme, l’Organisation des États Ibéro-américains, l’Académie royale espagnole et l’Institut Cervantes. Des bâtiments d’architecture récente côtoient des constructions de style néo-classique, telles que la porte d’Alcalá, la place de Cybèle ou la cathédrale de l’Almudena. Ville d’art, ses trois principaux musées, le musée du Prado, le musée Reina Sofía et le musée Thyssen-Bornemisza. Une architecture luxuriante qui ne passe pas inaperçue tous le long du parcours.

Un Marathon en majorité citadin et quel plaisir sur les derniers kilomètres de traverser les rues chaleureuses de ce centre ville madrilène.

Mais un marathon vert aussi puisqu’après le passage du semi, comme une récompense que nous n’espérions pas, le marathon, aux visuels définitivement changeant pour les yeux, se poursuit par le principal parc urbain de Madrid : Casa de Campo. Situé à proximité du Palais royal de Madrid. Nous le traverserons durant 3 kilomètres, une vraie bouffée d’oxygène sur le parcours.

Casa de Campo, ancienne réserve de chasse pour la royauté, ce parc situé dans l’ouest de la ville a une superficie de 1 722 hectares.

Un parcours en un mot Rock’n Roll et jusqu’à l’arrivée qui se fini en beauté et en dénivelé « of course ». Malgré des jambes pleines de montées et de descentes, souhaitant simplement le repos, je n’ai pas pu m’empecher d’accélérer sur les derniers mètres de cette ascension vers la Meta Madrilène ! #adrénalinequandtunoustiens

Contente et non-fière de moi d’avoir fini coût que coût !

 

Un Marathon qui en jette aux yeux

SALIDA: Paseo de la Castellana (altura C/ Ortega y Gasset)

Monumento a Emilio Castelar, 1908

 Glorieta Emilio Castelar

 Plaza san Juan de la Cruz

 Plaza de Lima

 Lateral Paseo de la Castellana a Plaza de Castilla

 Paseo de la Castellana “Puerta Europa”

 Giro 180o altura C/ Sinesio Delgado

 Paseo de la Castellana “Puerta Europa”

 Plaza de Castilla

 C/ Bravo Murillo

 Glorieta de Cuatro Caminos

 C/ Raimundo Fernandez de Villaverde

 Puente Raimundo Fernandez de Villaverde

 C/ Joaquin Costa

 Plaza República Argentina

 C/ Joaquin Costa

 Glorieta López de Hoyos

 C/ Francisco Silvela

 Plaza Manuel Becerra

 C/ Doctor Esquerdo

 C/ O ́donnell

 Giro derecha a Príncipe de Vergara

Monumento a Francisco de Goya, 1902

 C/ Goya

 C/ Velázquez

 C/ María de Molina

 C/ Serrano

 Paseo Eduardo Dato

 Plaza de Rubén Darío

 Paseo Eduardo Dato

 C/ Santa Engracia

 C/ Jose Abascal (contra)

 C/ Bravo Murillo

 Glorieta de Quevedo

 C/ San Bernardo

 Glorieta de Ruiz Giménez

 C/ San Bernardo

 C/ Gran Vía

 Plaza de Callao

 C/ Preciados

Estatua del Oso y el Madroño

 Puerta Del Sol

 C/ Mayor

 C/ Bailen

 Plaza de Oriente

 C/ Bailen

 C/ Ferraz

 C/ Romero Robledo

 Paseo del Pintor Rosales

 Paseo de Camoens

 C/ Ruperto Chapi

 Pte. De los Franceses

 Avd. Valladolid

 Paseo de la Florida

 Glorieta de San Vicente

 Puente Del Rey

 Paseo del Embarcadero

 Paseo Azul

 Paseo María Teresa

 Camino Robledal

 Paseo de la Venta

 Ronda Lago

 Glorieta de los Patines

 Paseo Puerta del Angel

 Avenida de Portugal

 Paseo Marqués de Monistrol

 Paseo de la Ermita del Santo

 Puente de San Isidro

 Paseo de los Melancólicos (contra dirección)

 C/ San Alejandro

 Paseo Virgen del Puerto

 C/ Segovia

 Ronda Segovia

 Paseo Imperial

 Plaza Francisco Morano

 Paseo. Doctor Vallejo Nágera

 Plaza Ortega y Monilla (contra dirección)

 Paseo de las Acacias (contra dirección)

 Glorieta de Embajadores

 Ronda de Valencia (derecha del túnel)

 Ronda de Atocha

 Paseo de Santa María de la Cabeza (contra dirección)

 Plaza del Emperador Carlos V

 Paseo del Prado META: Plaza de Neptuno

Les Ravitos :

Les ravitaillements étaient très mal organisés à mon sens. Je n’ai jamais vu de panneaux les annonçant à l’avance. Arrivée dans la zone à cet effet, du monde dans tous les sens, même en passant par le milieu des ravitos qui étaient placés à droite et à gauche (une stratégie qui permet de ne pas trop ralentir quand on ne souhaite pas bénéficier du ravito). Une foule de coureurs visiblement surpris et un peu pris au dépourvu, comme moi, de croiser ces oasis, vadrouille de post en post pour trouver leur ravito idéal et forme un gros noeud de coureurs au beau milieu du parcours.

Quant à leurs dispositions, en vue de la chaleur (qui devait être prévisible) ils étaient trop rares et très souvent mal placés, en pleine ascension, quand toute notre concentration se porte sur nos sensations et notre motivation à dépasser cet « obstacle » de plus (les ascensions sont successives sur ce marathon). Les croiser sur du plat (+/-), à la fin d’une montée ou avant une descente aurait été bien plus confortable pour les marathoniens.

Pour la qualité des ravitos, je dirais qu’il y en avait pour tout le monde. L’eau était offerte en bouteille et ça 10/10 (au verre c’est vraiment l’enfer), de la powerade au verre à partir du 10ème, du solide sous forme de fruits à partir du semi et des gel Energy Gel à partir du 26ème… de ce côté là rien à dire pour ma part (sachant que je fais partie des joggeuses qui embarquent leur propre ravito, du lait concentré sucré pour moi. ATTENTION : pas d’empirisme, ÇA MARCHE POUR MOI !)

Les supporters :

Les supporter Espagnols… que vous dire… « Animo », « Bravo », « Arriva » sourire, applaudissement, et même danse pour nous transmettre leur joie afin de nous donner du courage.

J’avoue ne pas être très fan d’une trop grosse foule de supporter (passant ou coureur d’ailleurs) qui, au moment où c’est dur ou au moment où dans ta stratégie tu décides de faire un break (ce que je fais le temps de quelques minutes pour m’accroupir afin de strecher un peu la chaine postérieur et de relancer la machine avec moins de douleurs, de grignoter et boire un peu tranquillement sur les marathons où je ne suis pas super en forme), t’encourage comme ça « aller c’est fini », « n’abandonne pas », « blablabla »… là j’ai juste envie de leur dire sèchement « t’as déjà couru un marathon toi ? tu sais ce que c’est que « juste » 7km quand t’en as 35 dans les pattes » ou encore « Je m’arrête pas mec, je suis ma stratégie, occupe-toi de ton lulu »… mon maître Yoda me dirait probablement « A ben voilà, tu craques, t’es dans le rouge » et ben oui, je suis dans le rouge 🙂 ! Et ça fait ressortir mon sale caractère mais je l’assume… bref je m’égare !

Les supporter madrilains étaient top, de tous les ages et surtout, dansant, chantant, je me suis marrée plus d’une fois sur ce marathon grâce à eux, alors merci les supporter !

Mes sensations :

 

 

Je suis partie le matin sans aucune envie de courir. C’est pas compliquée j’ai failli succomber à l’envie de dormir, surtout quand j’ai vu que mon réveil (après m’être levée à 5:00 pour petit déjeuner et m’être recouchée avant la préparation et le départ) lui-même n’arrivait pas à me réveillé… mais la raison a eu gain de cause. J’ai donc sauté du lit avec 30′ pour me préparer (douche, équipement, etc…) et sauter dans le métro qui m’amenait au départ, la Salida, plaza Colon.

Une fois dans les SAS (mais alors 5′ avant le départ), j’ai senti une nouvelle motivation, le soleil, l’idée de courir et de remporter une nouvelle médaille (la 14ème pour moi) je me sentais de nouveau l’envie.

Petite anecdote : je suis partie avec un sac oxsitis, plutôt qu’avec ma ceinture habituelle (de la même marque que je kiffe), pour tester (en coaching ça peut juste être top de vous accompagner avec tous le nécessaire (ravito, bombe de froid, flotte, veste pour l’avant/après, etc…) pour vous porter jusqu’à la ligne d’arrivée. Résultat de ce test, j’ai été un peu perturbée au début et puis au final, super agréable, mieux que la ceinture, bien plus confortable. On l’oubli si ce n’est au début, où l’on est chargé de 1l de liquide soit un kilo de plus à gérer, après on s’accoutume et ça passe parfaitement.

Oxsitis Bag 09/10, 1 point de moins parce que le sac a décoloré sur mon débardeur… ce qui m’a vraiment contrarié ! Mais je vais voir avec Fabien et Sylvain qui vont me donner une explication et probablement une astuce contre ça.

Comme ça me l’avait fait à Paris lors du Breakfast Run auquel j’ai participé cette année, j’ai ressenti sur les deux premiers kilomètres une sensation de brûlure au niveau des poumons. Ce phénomène ne m’arrive jamais à Toulouse ou dans mes lieux de villégiature (Capbreton, Lloret, etc…) ni même sur des marathons comme Saint-Tropez où même Barcelone… j’ai imaginé que ça pouvait venir d’une pollution dense et de ma part, d’une certaine intolérance à cette dernière, toujours est-il qu’il m’a fallu bien 2km avant que cette sensation ne s’estompe puis s’annule complètement.

Je me sentais lourde (sans compter les plus de 1kg de plus de flotte et ravitos, les joggeurs savent bien que ça fait la différence à 500gr près). Sur le marathon il faisait chaud… et ce manque d’envie à rendu l’épreuve longue et surtout dès le départ je me suis dit « celui-là tu ne le finira pas ».

Une gestion de course pas trop mauvaise au niveau cardio
Une gestion de l’allure cohérente par rapport au dénivelé

Honnêtement, ce qui m’a permis de finir ?

  1. je n’avais pas investis dans un week-end à Madrid pour ne pas finir ce marathon !

  2. j’avais suivi un régime hyperglucidique depuis jeudi et il fallait bien que je donne des raisons à mon corps d’éliminer !!

  3. je me suis coacher moi-même en me disant « quand tu veux manger tu te demandes toujours si c’est vraiment de la faim où juste de la gourmandise ! Et bien pose-toi la même question pour la course. Tu veux t’arrêter parce que tu as vraiment mal ou parce que tu as la flemme de continuer ? » comme à cette question ma réponse tendait à « pas le courage de continuer » et bien j’ai fini !!!

  4. l’accomplissement, la médaille et le droit alors de craquer sur un cheesecake post marathon devenu rituel pour moi !!!!

Ce qui a failli me faire flancher ce sont ces ascensions plutôt raides mais comme elles s’en suivaient de descentes tout aussi déroulantes qui me permettaient de récupérer, j’ai pu finir sans trop souffrir finalement.

Toujours pas de courbatures franches mais cette fois-ci plutôt ressentie sur les fléchisseurs de hanche (tu m’étonnes John, avec ce 640m de dénivelé positif…).

Au final, ravie d’avoir passée la ligne de la META !

Rock’n Roll Series :

Les Marathons Rock’n Roll Serie ont pour concept d’être ponctués ça et là de l’épreuve de groupes de rock… pour ma part, sur cette édition de Madrid qui était pour moi la première expérience de ce concept, je n’ai pas remarqué d’animation plus folle que sur un marathon classique. Des groupes oui mais pas plus que ça et Rock’n Roll, je ne sais pas mais une chose est sure, une musique définitivement espagnol (et ça c’est très bien !) !

Le concept ne va pas assez loin à mon goût pour mériter cette appellation.

La médaille :

Un mot pour la décrire : « Mastoque » ! Dorée où jaunâtre métallisé, très épaisse et lourde, des coloris ternes… elle m’a fait penser à la médaille « too much » du semi de Disney… Un bon point quand même pour les gravures en rappel aux quelques monuments visités durant ce Marathon et aux notes de musique rappelant le thème annoncé « Rock’n Roll »… enfin, ce ne sera pas la plus belle de ma collection et de loin !

Photos du marathon :

C’est la première fois que je paie si chère un tirage photo 49 € contre 29 € en moyenne habituellement pour un service ultra lent. J’ai couru Dimanche, tout autre marathon livre les résutats et les photos le lundi soir denier carat. Ici Marathon Foto livre les premiers jets le mardi, mais seulement une partie et en petites vignettes. J’attends toujours les résultats plein format. C’est honteux à mon goût pour une organisation comme le Marathon Rock’n Roll Series qui tourne dans le monde entier. 0/10

25/04/18 – 18h06 – Note en live : reception d’une partie du plein format… pour la qualité… format mobile niquel, format ordinateur… je vous laisse juger par vous même en regardant la photo mise en avant au début de cet article.

Mon avis global :

Un très chouette Marathon au parcours changeant ce qui évite les sensations de longueur, à entreprendre avec les jambes fraîches et un entrainement riche en « sortie » qualité de dénivelé puisque jusqu’à la dernière ligne droite menant au chrono tant rêvé de l’arrivée, c’est l’ascension qui domine ce Marathon. Un paysage ravissant pour les yeux et une ambiance à la hauteur des marathons espagnol malgré un thème annonçait peu présent en vérité. A mettre dans vos liste de Marathon à essayer au moins une fois dans votre Palmarès.

Tenue ODLO