Qui je suis…

« On s’endort tous avec des rêves qui deviennent projets au petit matin et qui font que la Vie se réalise ! »
Coralie,

Ce n’est un secret pour personne; je suis coach sportive au Coeur de Toulouse, dans notre joli village des Carmes (oui on est un peu chauvin dans notre petite principauté improvisée. On l’aime notre quartier). Musculation, course à pied font partie intégrante de ma Vie, ok ! Mais quoi d’autre à mon sujet ?

C’est toujours difficile de parler de soi. À mon sens c’est difficile d’être objectif en trouvant le juste milieu entre l’humilité et la modestie sans se dévaloriser ou au contraire, sans trop se mettre en avant.

Pour l’anecdote, la dernière fois qu’on m’a demandé d’écrire ma bio (à Los Angeles en 2009), j’en ai pleuré parce que je n’y arrivais pas. Pourtant j’adore écrire (c’est depuis toujours un exutoire que j’ai longtemps délaissé #CestlaVie), mais pas pour parler de moi…

L’ère des réseaux sociaux dans lesquels je m’implique de plus en plus (professionnellement et personnellement si l’on tient compte que ma passion fait partie intégrante de mon travail), me pousse un peu dans mes retranchements. D’anonyme on peut devenir une petite « célébrité » en quelques clics, en quelques likes, en quelques post… Et pour jouer le jeu de ceux qui vous suivent et vous portent dans chacune des aventures que vous partagez dorénavant avec eux, il faut se livrer un peu plus, dire qui vous êtes et légitimer avec simplicité, cet engouement pour vous qui s’est révélé du jour au lendemain (ce qui a été le cas pour moi). Alors allons-y, je me raconte un peu.

Je crois que je suis une personne vraie ! Un peu trouillarde face aux responsabilités matérielles (le comble pour la petite chef d’entreprise que je suis devenue plutôt malgré moi mais sans aucun regret).

J’ai grandi partout où mes parents m’ont bougées et grâce à leur bougeotte je crois que je suis devenue curieuse et débrouillarde, adaptable à toutes les situations. Maintenant, je suis moi-même une hyper mobile (merci Papa, merci Maman !) et c’est un vrai challenge pour moi, que d’avoir une attache comme Gallery C quelque part. Ce club de sport que je porte et qui me porte (je ne sais plus), parfois je voudrais ne plus y être attachée pour partir ailleurs (loin) mais j’aime tellement mon club, mes équipes, mes clients… Avantage et inconvénient vont toujours de paire et je ne peux pas me plaindre de ma situation ! Je vis de ma passion.

Le sport ! Personne n’imagine que ça me soit tombé dessus par hasard et très tard. Bien sûr j’ai grandi sur des skis (en grandissant aux pieds des pistes alpines… #easy); et bien sûr ma mère a essayé de me mettre à toutes sortes d’autres sports en complément ou en remplacement du ski (quand nous vivions dans Les Landes par exemple). J’ai aussi eu des instituteurs ultra à cheval sur le sport et qui m’ont fait tester la course à pied, le VTT, l’escalade, l’optimiste et j’en passe… mais au fond du fond, je n’ai jamais été une mordue de sport dans mon enfance. Le ski reste mon meilleur souvenir (surtout les bananes remplies de Mars et de barres de Lion qui avaient une toute autre saveur à mon époque…), c’était aussi un grand moment de partage familiale et rien que pour ça, c’était vraiment chouette.

Ma Vie professionnelle a commencé dans les milieux de la création, de la mode, du design et pas du tout dans le sport ! Il faut dire que pendant des années je n’ai rencontré aucun vrai problème de poids. 44 kg toute l’année sans faire attention, sans faire de sport, sans y penser ! Je m’en étais donc directement remise à l’étape habillage, de l’apparence !

A mes 26 ans, la Vie s’est pourtant chargée de me faire vivre un mal pour un bien.

L’arrêt d’une pilule dite « contraceptive » bien connue (que je ne citerai pas), après 10 ans de prise, m’a simplement complètement déréglée et je me suis retrouvée avec un surpoids de 8kg (croyez-moi sur 1,55m, c’est très visible, d’autant que j’avais l’air bien maigrelette dans mes jeans taille 24 seulement 3 mois avant l’arrêt de cette pilule).

Crédit Photo : Maxime Manenc – Photo tirée du shooting pour l’article sur le poids de forme de Joggeur, que j’ai rédigé.

Il m’a fallu des mois d’arrêt de toutes sortes de contraceptions chimiques, des heures et des heures de sport et pas mal de larmes pour retrouver ma taille.

Ceci dit… ces heures passées à la salle de sport (jusqu’à 4:00 d’affilées, et oui… je ne sais pas me laisser aller et accepter ce que certains prendraient comme une fatalité), m’ont fait changer mon fusils professionnel d’épaule. Oui j’étais là pour rentrer coût que coût dans mes cher jeans diesel, et inutile d’ailleurs, de me parler d’en acheter de nouveaux même une taille au dessus (je me suis sapée pendant des années de jogging pour camoufler mon surpoids et persister dans ce qui me semble être la seule réalité : la persévérance et la réussite de ce qu’on entreprend; quelques soient les étapes et les épreuves et le temps qu’il faut pour y arriver…), mais j’ai aussi trouvé un métier. Mon métier !

Voilà comment je suis d’abord tombée dans le sport. 7 mois après mon arrêt complet de pilule, j’avais repris la place dans mes tailles 24. J’ai donc tenté une reprise de contraceptifs ultra light en dosage chimique et hormonal, mais 3 semaines plus tard je reprenais tout le poids que j’avais durement perdu et plus encore puisque c’est 12kg de plus que j’avais au compteur. Ça ne m’a pas facilité la tâche, je me sentais physiquement illégitime dans le métier et c’est un nouveau combat de plusieurs années qui ne faisait que commencer.

A force de persévérance, diplômée et aimée de l’un de mes premiers et plus grand Amour que j’ai rejoint en Californie, ma ligne s’est de nouveau forgée. J’ai vécue des moments incroyables, dans une ville pour laquelle je suis complètement tombée in love, Los Angeles, où j’ai vécu comme je vis à Toulouse, avec mes petites habitudes de baroudeuse citadine.

LOS ANGELES, CA – « Muscle Beach gym on Venice Beach, CA. Muscle Beach is a landmark, outdoor gym dating back to the 1930’s where celebrities and famous bodybuilders trained. »

Et puis la Vie nous fait prendre des décisions qui changent le court des choses. C’est ce que j’ai fait en rompant une histoire de 10 ans pour le coup de foudre de ma Vie (le seul jusqu’à présent), duquel découle aujourd’hui ma passion pour la course à pied.

La course à pied… je crois que j’ai toujours, plus ou moins, couru… à l’école par obligation. Puis lorsque que j’avais 16 ans, accompagnée de Simba, mon berger des Pyrénées, autour du pâté de maison de mon village isérois, Claix. Départ 6:00 du matin, à jeun (sans aucune connaissance sur le sujet pourtant), dans l’objectif de m’entretenir (déjà à l’époque…).

Claix (38), une vue de la maison dans laquelle j’ai grandi…

Et puis il y a eu le CREPS, le métier d’éducateur sportif qui entrait avec toutes ces notions qu’on nous enseigne et qu’on a envie de mettre en pratique d’abord pour soi afin de mieux savoir les appliquer sur les autres (notez quand même qu’avec Bruno Chatirichvili, que j’adorais par ailleurs, comme professeur attitré au cardio, ça n’a pas toujours été très simple à comprendre et donc à mettre en application). Une fois diplômée, je n’avais donc toujours pas mordue à la course à pied. C’est d’ailleurs en vélo que j’arpentais les promenades de bord du pacific à L.A. plutôt qu’en basket !

Et puis rentrée en France, j’ai rencontré un mec génial qui m’a fait réaliser que je passais à côté de ma Vie sur bien des points et qui m’a transmis la passion de la course à pied. C’était rigolo et crédible pour moi. De bodybuilder il était devenu marathonien et dans l’un comme dans l’autre il excellait. C’était donc un modèle à suivre à mon sens (j’ai appris à suivre ceux qui ont réussis, c’est plus sure comme voie) et je confirme qu’à ses côtés je me suis bardée de mes armes de coach à vitesse accélérée mais par dessus tout, je me suis découvert une passion pour la course à pied qui a fait au fils des années, la personne que je suis !

Plus qu’une passion, la course à pied est devenue un fils conducteur à ma Vie, qui me ramène toujours sur les railles de celle-ci. Un art de vivre, un état d’esprit, une façon différente d’envisager la Vie et d’en profiter. C’est mon exutoire (un autre qui va plutôt de paire avec l’écriture… je me dis d’ailleurs souvent que si je pouvais écrire en courant, j’écrirais milles fois plus de choses mais surtout que je les écrirais milles fois mieux); la course, c’est un moment où je me concentre sur moi-même, mes réunions interpersonnelles (si si, c’est possible de se réunir avec soi-même, je l’ai appris grâce à la course à pied que j’ai pratiqué de longues heures, des années durant, en solitaire), ce que j’ai de plus précieux pour me retrouver et méditer, une raison concrète de voyager et de découvrir le monde autrement… En courant !

Cette passion, mon « sport de combat » comme il me plait de nommer la course à pied, c’est en quelques sortes, le plus beau cadeau que la Vie m’ait fait. A 30 ans je découvrais le sport qui allait donner du sens à tout ce que j’allais entreprendre professionnellement par la suite : une orientation claire à mes coachings, mon boulot de rédactrice chez Joggeur, mon rôle d’ambassadrice et coach Odlo, le développement d’une Team Odlo Joggeur (en cours)… Ma Vie est en place et vous voici tous un peu responsables de chacun mes bonheurs 🙂 !